Le chien est le meilleur ami de l'homme même quand il s'agit de génétique: c'est grâce à des golden retrievers que des chercheurs ont réussi à remonter la piste d'une maladie de peau congénitale rare qui affecte certains bébés dès la naissance.
Ce n'est pas le flair des chiens qui a joué en l'occurrence mais le fait que les golden retrievers, comme toutes les "races canines", ont été "artificiellement créés par les humains" à partir de quelques ancêtres communs et possèdent donc une histoire génétique bien connue et lisible, souligne l'étude parue dimanche dans la revue Nature Genetics.
Or les golden retrievers présentent la même forme d'ichthyose congénitale récessive que celle qui touchent quelques familles. L'étude de leurs chromosomes a ainsi permis aux généticiens de débusquer le gène déficient à l'origine de la manifestation de cette maladie chez les bébés humains.
Chez les humains comme chez les animaux, les ichthyoses regroupent diverses maladies provoquant un épaississement et un durcissement de la peau, qui forme des écailles sur tout le corps et peut s'accompagner parfois de graves lésions, comme celles qui touchent les "bébés arlequins".
A ce jour, une quarantaine de gènes impliqués dans différentes formes d'ichthyoses ont été décrits, mais les mutations de ces gènes ne les expliquent pas toutes, relève l'étude, dirigée par Catherine André (CNRS, Institut de Génétique et Développement de Rennes) et Judith Fischer (Institut de Génomique du CEA).
"Chez les humains, identifier les causes génétiques de maladies rares reste un défi en raison des difficultés pour réunir suffisamment de familles touchées (...) Parmi les modèles génétiques disponibles, les chiens semblent pertinents car chaque race pure représente un groupe d'animaux génétiquement semblables, descendant de seulement quelques ancêtres communs", expliquent les chercheurs.
Les croisements consanguins permettent d'obtenir les caractéristiques et qualités voulues chez les chiens, mais ces pratiques sont aussi responsables du grand nombre de maladies spécifiques à chaque espèce.
Chez les golden retrievers, le premier cas d'ichthyose congénitale a été diagnostiqué en 2007. Et comme cette affection n'est pas mortelle, les éleveurs n'ont pas cherché à l'éliminer par la sélection chez les reproducteurs et elle s'est rapidement transmise à leurs descendants. Selon Catherine André, 70% des golden retrievers seraient aujourd'hui porteurs d'au moins une copie du gène mutant.
Le malheur des chiens aura malgré tout fait le bonheur des généticiens et des malades: il ne leur aura fallu que 40 individus pour localiser et identifier le gène responsable, PNPLA1.
Forts de cette découverte, ils ont trouvé des mutations touchant le même gène chez six humains (provenant de deux familles distinctes) affectés par cette ichthyose congénitale récessive autosomique.
Une maladie est dite à transmission autosomique récessive lorsque le gène impliqué n'est pas porté par un chromosome sexuel (X ou Y) et qu'il doit être donné à la fois par le père et la mère pour que la maladie puisse apparaître.
Il nous semble inconcevable de manger toujours la même chose, cependant cette habitude est purement anthropomorphique. Nos compagnons n'ont pas comme nous la nécessité de varier leur alimentation.
Au contraire, les changements répétés peuvent entraîner des problèmes de santé ou encore de comportement. Les changements alimentaires sont surtout à éviter sur un chiot qui est fragile d'un point de vue digestif et qui ne doit pas prendre de mauvaises habitudes.
Les changements fréquents : un risque de problèmes digestifs
Les changements fréquents de marques ou de types d'alimentation peuvent entraîner des problèmes digestifs de type gastro-entérite. L'animal s'habitue progressivement à un type de nourriture, sa flore digestive se trouve alors adaptée à la nourriture en question. Il lui sera donc difficile de supporter des modifications de son régime alimentaire.
Le risque: entraîner un déséquilibre de la flore digestive et provoquer des diarrhées ou vomissements. Si vous changez d'aliment, il faut rester dans le même type d'aliment, croquettes ou boîtes, et dans le même niveau de qualité, premium ou standard. Votre chiot devrait être moins perturbé.
Il faut aussi respecter une transition alimentaire de 8 jours pendant laquelle vous mélangerez les deux aliments en augmentant chaque jour la quantité du nouvel aliment et en réduisant d'autant la quantité de l'ancien.
Les changements : un risque de caprices
Lorsque l'on varie beaucoup l'alimentation de son chiot, celui-ci va commencer à se trouver des préférences. Il aimera sans doute beaucoup les restes de table (très appétents car gras), qui sont perçus comme des friandises, mais ces derniers ne sont pas équilibrés et sont néfastes à sa santé.
Dans ce cas, le chien pourra présenter un appétit difficile, il fera des caprices (comme un enfant) jusqu'à obtenir ce qu'il veut, c'est-à-dire des aliments riches en mauvaises graisses et non équilibrés, ayant certes un bon goût mais étant mauvais pour lui.
Dans ce cas là, il ne faut pas céder (d'autant que cela peut être également dû à un caractère légèrement dominant du chien) : il faut donner une alimentation stable de bonne qualité à son chien. La gamelle devra être retirée au bout de 20 minutes même si le chien n'y a pas touché. Un chien ne s'est jamais laissé mourir de faim et au bout de quelques jours, il comprendra que dorénavant, il n'aura que ses croquettes à manger !
Si votre chiot a tendance à être dominant, c'est encore moins lui qui doit décider de ce qu'il mange. C'est le maître qui décide et qui reste le chef de la maison !
Les changements : un risque de déséquilibres
Le fait de varier beaucoup l'alimentation d'un chien mène souvent à des déséquilibres importants de la ration alimentaire et des différents apports en nutriments. En effet, si on donne parfois des boîtes, parfois des croquettes et parfois des restes, le chien aura de temps en temps certains éléments en excès (comme les graisses avec les restes de table) et d'autres en carence (les vitamines ou les minéraux par exemple).
Ces déséquilibres ne sont pas compensés par les changements alimentaires, ils sont même plutôt renforcés par ces variations.
Les changements : un mal non nécessaire
Comme nous avons commencé à l'expliquer dans l'introduction, les chiens et les chats n'ont aucun besoin comme nous de varier leur alimentation. Nos compagnons se contenteront avec bonheur toute leur vie de croquettes de bonne qualité (premium) adaptées à leur âge et à leur état physiologique.
De plus, certaines marques d'aliments premium apportent tout de même de la diversité en développant des parfums nouveaux pour les croquettes de vos compagnons. Dans ce cas là, il est possible de varier les parfums des croquettes ou des boîtes mais en restant dans le même type d'alimentation. C'est à dire de ne pas changer entre croquettes ou boîtes ni de niveau de qualité, entre soupe, standard, premium.
Les vétérinaires disent que la suralimentation est l’erreur la plus fréquente chez les propriétaires de chats et de chiens.
Selon un rapport récent sur le bien-être des animaux produit par l’Association des Médecins Vétérinaire et Hill’s pet nutrition, l’obésité et le surpoids seraient le deuxième problème de santé le plus fréquemment diagnostiqué par les vétérinaires chez nos animaux.
Eh oui! Toutou et Minou sont généralement trop gros! Pourtant, pour l’ensemble des vétérinaires, il est clair que la mesure la plus importante à prendre pour accroître la longévité des animaux est de bien contrôler leurs poids.
C’est d’ailleurs la première des cinq recommandations principales vétérinaires pour les chats et les chiens: un bon contrôle du poids et la perte de poids. Un animal mince vivra statistiquement plus longtemps et en meilleure santé qu’un animal qui a un surpoids.
Toujours dans le même rapport, les vétérinaires questionnés rapportent les cinq principales erreurs que font les propriétaires lorsqu’ils nourrissent leurs animaux ce qui, bien sûr, influence négativement le poids de leur protégé et, éventuellement, leur longévité. Voici donc ces cinq erreurs les plus communes:
C’est un fait connu que la majorité des propriétaires suralimentent leurs animaux. Selon le rapport, moins de deux propriétaires sur dix, soit 18 % d’entre eux, donnent à leur animal la quantité de nourriture recommandée sur l’emballage.
La quantité de nourriture requise dépend de la sorte de nourriture achetée, mais aussi de l’âge de l’animal, de son poids et de son niveau d’activité physique. Sur l’emballage, la quantité à donner est une moyenne et elle ne correspond pas toujours aux besoins précis de votre animal.
Il faut demander conseil auprès de votre vétérinaire ou d'un éducateur canin
Les magasins débordent de gâteries pour animaux et les publicités y vont aussi à fond pour nous faire croire que les animaux en ont besoin. Mais attention! On ne vous parle pas des calories en trop dans cette histoire! Voilà pourquoi votre animal en raffole!
Voici quelques conseils: achetez des gâteries hypocaloriques. Limitez-vous à donner une ou deux gâteries par jour (De grâce, pas plus!). Coupez ladite gâterie autorisée en petits morceaux que vous donnerez de temps en temps. Votre animal n’y verra que du feu! Après tout, à la vitesse où il avale le cadeau, il ne se rendra probablement même pas compte de sa grosseur et vous le rendrez «heureux» quand même avec beaucoup moins de calories!
Selon le rapport, 45 % des propriétaires laisseraient de la nourriture en permanence à leur animal plutôt que d’offrir des repas.
Le problème avec cette méthode, c’est qu’on ne mesure pas du tout la quantité maximale de nourriture à donner quotidiennement. Certains animaux vont carrément se goinfrer et prendre du poids!
Bien que l’alimentation «ad lib» (laissé en permanence) peu aller pour certains qui ont une tendance naturelle à grignoter un peu, tout au long de la journée, restons prudents et mesurons la quantité à donner chaque jour, car certains n’ont tout simplement «pas de fond» et vont vite engraisser…
De plus si votre chien à une tendance à être le chef chez vous et ne vous obéit pas trop, il est impératif de lui donner à manger après vous.
De lui laisser sa gamelle 1/2 heure et si cette dernière n'est pas fini, ce n'est pas grave. Donner lui lendemain toujours après vous avec la dose de la journée (ne pas rajouter à la quantité de la veille qui n'a pas été mangé, repartir sur une dose journalière)
«Bien que les gens aiment leurs animaux, ils ne font pas toujours les meilleurs choix lorsqu’il est question de nutrition…» En effet, toujours selon le rapport, 60 % des propriétaires d’animaux reconnaissent qu’ils sont deux fois plus susceptibles d’acheter une nourriture qui plaît à leur animal plutôt que d’en acheter une qui répond vraiment à ses besoins en matière de santé, ce qui est le cas pour seulement 33 % des propriétaires interrogés. Une fois de plus, je vous recommande de demander et suivre les conseils de votre vétérinaire ou éducateur au sujet de l’alimentation de votre animal.
En plus de fournir des calories en trop, les restes de tables donnés aux animaux peuvent parfois causer divers dérangements gastro-intestinaux. Il faut aussi savoir que certains aliments humains sont toxiques pour nos animaux.
Par Annie Ross - Docteure en médecine vétérinaire
Les tiques
Les tiques sont des parasites de la famille des acariens (celle des araignées). Ils se fixent sur la peau du chien, pompent son sang pendant 2 ou 3 jours, puis se laissent tomber au sol. On les trouve généralement autour des oreilles ou du cou mais elles peuvent aussi envahir l'ensemble du corps et également se fixer entre les doigts.
Principales espèces de tiques du chien en France
Trois espèces principales infestent les carnivores :
Cycle parasitaire des tiques du chien
Les tiques sont des ectoparasites temporaires : à chacun des stades de développement, une phase de vie libre alterne avec une phase de vie parasitaire. Trois stades parasitaires se succèdent au cours de la vie d'une tique : larve, nymphe et adulte.
Chaque stade ne fait qu’un repas. Pour se nourrir, la tique qui vit librement doit trouver un hôte ; elle chasse à l’affût, et se laisse tomber sur un animal qui passe à sa portée. Elle peut alors se gorger de sang, le repas durant 5 à 9 jours, puis se laisse tomber au sol. S'il s'agit d'une larve ou d'une nymphe, elle mue pour donner le stade suivant. Les tiques adultes femelles s'accouplent sur l'hôte avant de le quitter, pondent plusieurs milliers d'œufs, puis meurent.
La durée du cycle est très variable car elle dépend des conditions climatiques et de la possibilité de trouver un hôte ; lorsque les conditions sont défavorables (sec en été ou froid en hiver), la tique entre en léthargie (ou diapause).
Info utile:
Si on laisse la tête d'une tique dans la peau de l'animal en essayant de la retirer en tirant dessus, le corps ne repousse pas.
En revanche, il se forme un petit kyste qui mettra plusieurs semaines à se résorber et qui peut s'infecter.
Où mon chien peut-il attraper des tiques ?
Les tiques se multiplient à des températures comprises entre 0°C et 20 °C. On les trouve ainsi plus fréquemment au printemps et à l'automne, quand il fait à la fois frais et humide. Les tiques logent plutôt dans les hautes herbes, les buissons, les broussailles ou les haies qui bordent les jardins. Lorsque le chien se frotte aux branchages la tique se laisse tomber sur lui et s'accroche aux poils, avant de le mordre.
Il faut donc être particulièrement vigilant lors des promenades à la campagne pendant ces périodes. Les chevaux et les moutons sont fréquemment porteurs de tiques. S'ils ne les transmettent pas directement aux chiens, ils en favorisent la prolifération.
Pourquoi lutter contre les tiques ?
L'infestation par les tiques peut avoir différents effets pathogènes directs :
L'importance des tiques est surtout liée à la possibilité de transmission lors du repas sanguin d'agents pathogènes variés provoquant des maladies souvent graves ; chez le chien, les tiques sont en particulier le vecteur de la piroplasmose (ou babésiose), mais aussi de l'erhlichiose (autre maladie mortelle), de la borréliose ou maladie de Lyme, etc.
Suivant les études, 5 à 30 % des tiques sont porteuses d'un agent pathogène. Selon l'espèce de tique, les agents pathogènes transmis peuvent être différents ; par exemple :
Les tiques sont des parasites qui transmettent de nombreuses maladies: la plus répandue est la Piroplasmose.
La Piroplasmose est due à un microscopique parasite du sang que la tique inocule au chien à la fin de son repas de sang et qui détruit ses globules rouges. La destruction des globules rouges provoque la libération d'un grand nombre de toxines entraînant jaunisse et insuffisance rénale. Si elle n'est pas rapidement traitée la Piroplasmose est une maladie mortelle en quelques jours. Pour plus de renseignements sur cette maladie, consultez notre Fiche Santé sur "La Piroplasmose".
L'Erlichiose, autre maladie transmise par les tiques, présente des symptômes proches de ceux de la Piroplasmose mais entraîne un décès encore plus rapide. L'Erlichiose se rencontre principalement dans les régions du Sud de la France. Il n'existe pas à ce jour de vaccin contre l'Erlichiose. La prévention par traitements antiparasitaires est donc d'autant plus importante au printemps et à l'automne dans les régions concernées. Pour plus de rensignements, consultez notre fiche santé sur "l'erlichiose".
La Borréliose ou maladie de Lyme, transmise également par les tiques, est une nouvelle maladie en provenance des Etats-Unis apparue en France depuis quelques années. Cette maladie, assez rare, peut faire l'objet d'une vaccination. Dans les zones où elle sévît, c'est-à-dire le Nord-Est de la France, demandez conseil à votre vétérinaire sur la nécessité de cette vaccination pour votre chien. Consultez notre fiche santé sur "la maladie de Lyme"
Info utile :
Les tiques sont plus dangereuses pour les maladies mortelles qu'elles transmettent que par la quantité de sang qu'elles pompent à l'animal. La prévention contre ces parasites est donc primordiale pour la santé de votre compagnon.
Comment se débarrasser des tiques ?
La meilleure des armes contre les tiques et donc les maladies qu'elles peuvent transmettre reste la prévention !
Il existe un grand nombre de produits antiparasitaires anti-tiques présentés sous des formes très différentes. Seul un petit nombre d'entre eux sont réellement efficaces pour lutter contre les tiques. Le produit doit en effet être non seulement actif contre les tiques, mais également rester sur le poil en permanence afin de pouvoir les tuer avant qu'elle n'aient le temps de se fixer sur le chien. Les produits les plus efficaces possèdent également une bonne résistance à l'eau ce qui leur permet de conserver toutes leurs propriétés dans les périodes humides. Aujourd'hui les poudres et les aérosols sont dépassés et les dispositifs à ultrasons n'ont jamais pu faire la preuve de leur efficacité.
Suivant les circonstances on peut employer certains colliers et/ou certains pulvérisateurs qui restent efficaces jusqu'à 1 mois ou encore des pipettes de produits que l'on verse sur le dos de l'animal.
Si elle est déjà fixée, il ne faut pas essayer de la retirer manuellement (la pression peut provoquer l'inoculation des agents pathogènes), ni "l'anesthésier" avec de l'éther ou de l'alcool (cela augmente également le risque de transmission), Nous vous recommandons pour cela l'utilisation d'un crochet qui permet de retirer la tique intégralement, sans risquer de laisser sa tête fichée dans la peau de votre chien.
Si votre jardin était infesté par les tiques, sachez qu'il existe également des produits permettant de traiter l'environnement et d'exterminer ces parasites!
La vision du chien
Contrairement à ce qu’on croyait il n’y a pas si longtemps, le chien ne voit pas en noir et blanc, mais son spectre de vision est beaucoup plus étroit que le nôtre. En gros il se limite au jaune et au bleu (deux couleurs complémentaires) pour un résultat qui est plus proche d’une vision monochromatique que d’une vision colorée.
Son acuité visuelle est sensiblement plus faible que celle de l’homme (6 pour 20 en échelle de grandeur), mais sa vision nocturne est nettement supérieure (5 fois moins de lumière suffit pour qu’il se dirige sans effort dans un milieu accidenté). Dans la pratique, un ciel étoilé, mais sans lune, lui permet de distinguer nettement une proie mouvante comme le fait son ancêtre le loup, reconnu pour son aptitude à la chasse nocturne. Cette particularité, commune avec le chat, est due à une pellicule fluorescente (tapetum lucidum) qui recouvre le fond de la rétine et qui joue le rôle d’amplificateur de lumière. Cette pellicule provoque l’aspect « yeux fluorescents » des chiens, la nuit venue. De plus, le chien est presbyte et distingue mal les détails à moins de 25 cm.
Le champ de vision est, lui, plus important que le nôtre (ceci est à relativiser avec la race du chien) à cause de la position de ses yeux plus latérale que la nôtre. Mais la zone de coïncidence (zone de vision naturelle du relief) est ainsi plus faible.
La disposition des yeux à une place importante dans la vision du chien. Elle varie selon les races (un caniche a les yeux plus rapprochés qu'un lévrier par exemple).
Les yeux du chien étant placés sur les côtés de la tête, il a une perception du relief plus limité que le chat ou l'homme qui ont une vision binoculaire (les deux yeux placés frontalement).
Par contre sa vision est plus large, il perçoit mieux les mouvements de son maître lorsqu'il marche à ses côtés. Le champ de vision du chien est d'environ 250 degrés.
Sa fréquence de vision est beaucoup plus élevée que la nôtre. Ce qui lui permet d’avoir une excellente définition visuelle du mouvement. Disons que nous voyons un maximum de 16 images par seconde (fréquence début du cinéma amateur quand les mouvements paraissaient saccadés). A 24 images par seconde (25 pour la télévision) nous percevons les images comme un mouvement continu, sans les séparer les unes des autres. En augmentant la fréquence de vision, au cinéma par exemple, on tourne à 50 images par seconde pour obtenir, à la projection, un ralenti. On décompose nettement mieux les mouvements sur ces fameux « ralentis » cinématographiques qui correspondent à une vision canine. Conséquence : un chien est sensible à un mouvement humain à 1,5 km alors qu’il ne distinguera rien d’un objet immobile à 20 m. Il verra de la télévision une série d’images saccadées sans lien entre elles. Pas téléphage, le chien... Cette fréquence élevée donne au chien un temps de réaction plus rapide que le nôtre.
Dans son comportement de prédation, le chien à besoin de mouvement pour être stimulé. Tout ce qui ressemble à des petits mouvements saccadés va déclencher chez lui un comportement prédation. Sa tactique de chasse, spontanément, est de patrouiller, d’explorer et d’aller fouiner un peu partout jusqu’à ce que quelque chose se mette à bouger. C’est ce qui explique que, pour de nombreuse proies, pas seulement face au chien, mais aussi vis-à-vis des autres prédateurs, la tactique de défense consiste à s’immobiliser ; c’est l’un des meilleurs moyens pour ne pas être pris en chasse.
En conclusion, le chien voit moins bien avec son œil (en acuité et en couleur, pas en vitesse ni en champ) on ne voit pas avec son seul œil mais, aussi et surtout, avec son cerveau. Imaginons que l’on parle, à propos du chien, de perception au lieu de vision. Le chien entend beaucoup mieux que nous (avec une bande passante supérieure), sent incomparablement mieux (avec une palette d’odeurs cent fois plus étendue) et on peut même imaginer un autre sens que nous aurions entièrement perdu (on comprend mal comment ces animaux, déportés à plus de cent kilomètres, retrouvent leur niche). Avec ces trois sens, au moins, le chien crée une sorte de carte instantanée de son environnement qui lui permet de se diriger en toutes circonstances, de chasser efficacement pour se nourrir, de prévoir les dangers, bref d’évoluer aisément dans le monde qui l’entoure. La vision humaine n’est plus combinée avec d’autres sens parce que nous l’avons isolée, pensant ainsi que l’œil fonctionnait comme un instrument optique. Nos perceptions de l’environnement sont aujourd’hui presque exclusivement visuelles. Il n’en va pas de même dans le monde animal, combinant différents sens pour créer une représentation de son biotope qui, si l’on en croit ses facultés à survivre, vaut bien la nôtre.