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histoire vraie

Le 20/01/2012

Une maladie rare de la peau découverte grâce à des chiens

golden À Rennes, des chercheurs ont découvert sur les golden retrievers et sur les hommes, le même gêne porteur de l’ichtyose, une maladie rare de la peau.

 Une étude, dirigée par Catherine André (CNRS, Institut de Génétique et Développement de Rennes) et Judith Fischer (Institut de Génomique du CEA), vient de mettre en lumière le gène déficient à l’origine de la maladie rare de la peau chez l’humain et sur les golden retrievers.

C’est grâce à « des golden retrievers que nous avons réussi à remonter la piste de cette maladie qui affecte certains bébés dès la naissance », ajoute Catherine André, qui a mené cette étude aussi en collaboration avec Anaïs Grall à Rennes. Il ne leur aura fallu que 40 chiens pour localiser et identifier le gène responsable, en l’occurrence, le PNPLA1.

 Des pellicules sur la peau

Pourquoi le golden ? « Ce chien a été artificiellement créé par les humains à partir de quelques ancêtres communs et possèdent donc une histoire génétique bien connue et lisible », expliquent la spécialiste. « C’est en étudiant leurs chromosomes que nous avons découvert ce gène déficient à l’origine de la manifestation de cette maladie, particulièrement chez les bébés humains ». A noter qu’aucun chien n’a été expérimenté dans les laboratoires de la faculté de médecine de Rennes. Ils 'agit simplement de prélèvements effectués par les vétérinaires.

Chez les humains comme chez les animaux, les ichtyoses regroupent diverses maladies provoquant un épaississement et un durcissement de la peau. « Cela se traduit par des sortes de pellicules sur la peau. Pour le moment, nous ne connaissons pas le lipide qui est touché et qui provoque ces pellicules. Une fois que nous le connaîtrons, nous chercherons comment guérir cette maladie ».

 

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Le 20/01/2012

Le plus petit chien de travail au monde est un York de 14,5 cm


plus-petit-chien-travail-monde-lucy.jpgOn peut être tout petit, mais promis à un grand destin, comme Lucy, une femelle Yorkshire terriermesurant à peine 14,5 centimètres de haut et pesant à peine plus d’un kilo.

Lucy la York est un chien de thérapie dans l’état du New Jersey aux USA, et elle a remporté le titre de plus petit chien de travail au monde. Ce titre très sérieux lui a été décerné par Guinness Book des records.

Au quotidien, Lucy accompagne les gens qui n'ont pas la vie facile ou qui connaissent la maladie. Elle fait desvisites dans des hôpitaux, des écoles et instituts spécialisés pour redonner un peu de baume au cœurà leurs occupants.

Ce qui est petit est mignon, pourtant Lucy la York n’a pas toujours été la petite célébrité locale qu’elle est aujourd’hui.

Abandonnée parce que trop petite

La propriétaire de la petite chienne se souvient du jour où elle l’a adoptée : « Une femme est entrée un jour dans l’animalerie où je travaillais avec plusieurs chiens en espérant que quelqu’un veuille bien les adopter avant qu’elle soit obligée de les donner au refuge. »

Elle ajoute : « J’ai tout de suite vu cette petite chienne, minuscule et léthargique. En tant que maman, je ne pouvais pas rester indifférente, il fallait que je l’aide. Les autres avaient l’air en meilleure santé. »

La morale de cette histoire ? Il n’y a pas de taille réglementaire pour vivre une grande vie !


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Le 16/01/2012

Les Chiens d’Avalanche


timthumb.jpgA Méribel, un grand rassemblement organisé par la Sécurité Civile a eu lieu sur les pistes, avec la participation des remontées mécaniques. Les Maitres Chiens de toutes les Alpes se sont donnés rendez-vous pour un entrainement grandeur nature. Avec les grosses chutes de neige récentes, le domaine des 3 vallées était l’endroit idéal, pour recréer les conditions de grosses avalanches. Les chiens s’en sont donné à cœur joie pour s’entrainer à la recherche de victimes en avalanche.

Les Maitres Chiens d’avalanche, c’est un travail compliqué mais avant tout une complicité sans faille avec leur compagnon, et une histoire d’amour qui s’écrit un peu tous les jours. De la patience, de l’entrainement, et surtout beaucoup de jeux, font que le chien aura toujours l’envie d’aller chercher la victime. Le chien ne connait pas le mot travail. Il faut donc l’intéresser grâce au jeu et à ses réflexes instinctifs de chasseur. Ainsi ils sont entrainés à reconnaitre une odeur particulière de notre corps qui remonte à la surface du manteau neigeux.
De biens belles images qui un objectif double : tout d’abord vous présenter bien sûr ces fabuleuses histoires d’amour entre l’homme et l’animal, mais pas seulement; Nous voulons également insister sur l’aspect sécurité de ce reportage.
En effet, si dans ces entrainements les victimes peuvent rester enfouies plus de 30 minutes sous la neige, c’est parce que les galeries qui sont creusées sont larges. Mais dans la réalité l’avalanche se compacte autour de la victime et la poche d’air est toute petite. On ne peut alors respirer que quelques minutes. D’où l’importance de ne jamais sortir des pistes seul, et surtout d’être équipé correctement avec des appareils de recherche de victimes en avalanches. Découvrez ci-dessous le repartage.


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Le 06/01/2012

Pitbull : un chien pas si méchant

images-4.jpgimages-4-1.jpgVoilà une étude qui va faire plaisir aux possesseurs dePit Bulls (une race proche de l'American Staffordshire Terrier ) lassés des préjugés contre ces chiens, souvent jugés trop hâtivement par leur mauvaise réputation.

Menée en décembre 2010 aux USA, cette étude révèle que le Pit Bull américain a obtenu une note de tempérament de 83,9%, alors même que celle de la population canine générale culmine à 77%.

En clair, cela signifie que les Pit Bulls sont plus « gentils » que la moyenne des chiens !

Cela nous donne l’occasion de revoir nos à prioris concernant cette race de chiens qui est en réalité considérée comme l’une des plus affectueuses. Les pitbulls sont effectivement élevés pour être amicaux envers les gens, pourtant on ne retient souvent que les malheureux faits divers qui les impliquent dans des accidents ou des combats.

Ils ont été élevés pendant des centaines d'années pour la force, l'agilité et une haute tolérance à la douleur. Mais ce sont des chiens très intelligents qui tirent leurs repères de leurs propriétaires, et ces derniers sont responsables de leur éducation.

Bien trop souvent, le véritable problème ne provient pas du chien ou de son caractère, mais de la façon dont son maître l’a « conditionné ».

La triste conséquence de ces dressages barbares reste que beaucoup de Pit Bulls se retrouvent dans des refuges. Il faut être conscient que c’est en partie du à un excès d'élevage, de fausses idées que le grand public a de la race, et à la désinformation qui règne autour de ces chiens.

 

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Le 03/01/2012

Voltaire, une bête de scène il a déjà tourné avec Claude Brasseur et Kad Merad

voltaire saint bernardAssurément cet acteur-là a du chien. 80 kg, le regard pétillant et la truffe humide de plaisir, notre star n’est autre qu’un puissant saint-bernard qui bourlingue sans complexe sous l’œil des caméras.

Voltaire, selon l’état civil, a 7 ans. L’animal vient tout juste de terminer son troisième tournage en Belgique. Il se repose et profite du bon air chablaisien chez papi et mamie Cueny à Larringes.

« Kad a été subjugué par Voltaire »

« Cette fois, il a fait équipe avec Kad Merad et Olivier Baroux », vante Jérémy, son maître.

Et d’ajouter, « Kad a été subjugué par Voltaire… » Et Voltaire ? Le film, une comédie, “Mais qui a retué Pamela Rose ?” sortira en 2012, donc pas question de dévoiler l’histoire.

Seule information, le saint-bernard a encore été sur ce coup hyperprofessionnel ! Manu, son agent et par ailleurs dresseur, n’a que des compliments à lui servir. D’où l’exclusivité réservée à notre toutou.

Rien ne prédestinait ce jeune premier à faire du cinéma.

Au début, il a plutôt eu la guigne, traînant ses coussinets dans un refuge. C’est la bonne fée Internet qui l’a mis sur le chemin de Jérémy.

« J’avais été marqué par le film Beethoven*. Du coup, je voulais un saint-bernard. J’ai déniché Voltaire sur le site d’un refuge. Seulement, nous habitons dans le Loiret et lui, à Saint-Malo. »

Qu’importe les 500 km, Jérémy est allé chercher son chien. C’était en 2007, Voltaire avait 3 ans.

Une demoiselle saint-bernard, Vodka, l’a rejoint quelques mois plus tard. Souhait de Jérémy et Isabelle, sa compagne : « Créer un élevage. »

Face à l’appétit de deux puissants canidés, ils ont pris des dispositions. Les croquettes arrivent directement à la maison par palettes. « Un jour, en procédant à notre approvisionnement, le livreur a reçu un coup de fil de Fona-Film. Ils cherchaient un saint-bernard. Du tac au tac, il a répondu : “J’en ai deux sous les yeux”. » Et voilà comment débute une carrière !

Pour son premier film, Voltaire fait équipe avec Claude Brasseur

Suivra un casting, et le bon Voltaire s’est imposé. « Parce que peut-être il a connu le refuge, il a toujours à cœur de bien faire pour être aimé », extrapole Isabelle. Pour son premier film, Voltaire fait équipe avec Claude Brasseur dans “Légitime défense”. Il sert avec brio une longue réplique d’aboiements à l’adresse de méchants truands.

Sa deuxième prestation, c’est une pub EDF. Son flegme a fait un carton.

Jérémy ne boude pas son plaisir. Sautant allègrement la barrière des espèces, il transfère sur le chien son rêve de faire du cinéma.

Quant à Isabelle, elle déguste la belle revanche que s’offre son loulou : « C’est un chien qui a été abandonné. » Un souvenir qui ne semble guère émouvoir notre star.

Pour ses prestations, cette bête de scène reçoit des cachets. « Symboliques », qualifie Jérémy. Eh oui, l’enveloppe n’assure même pas le budget croquettes de l’année. Dur, dur, la vie d’artiste !

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Le 25/12/2011

Un chien désigné "personnalité de l'année" par le Time

chien-grece-actu.jpgIl a été saisi par les photographes du monde entier lors des manifestations contre l’austérité en Grèce, et le célèbre magazine Time l’a désigné parmi ses « personnalités de l’année 2011 ». L’incroyable histoire de Loukanikos, un chien des rues d’Athènes.

Face aux policiers anti-émeute, aux côtés des manifestants ou au milieu de la foule en colère : depuis 5 ans, un chien défraie la chronique en apparaissant régulièrement  dans de nombreux reportages photo. Un phénomène étonnant qui a convaincu le prestigieux hebdomadaire américain Time Magazine de le faire figurer parmi les « personnalités de l’année 2011 », aux côté de Kate Middleton et des « Indignés » de Wall Street (16/12/11).
 
Symbole de la contestation
 
Ce chien errant, nommé Loukanikos - qui signifie « saucisse » en grec - porte un collier, mais n’a pas de foyer. Nourri par les manifestants, il fait partie des milliers de chiens errants de Grèce faute de refuges en nombre suffisant pour les accueillir. Croisé au poil blond rosé, il n’apprécie visiblement pas les uniformes des policiers, qu’il gratifie de ses aboiements lors des manifestations dans la capitale grecque. Pour beaucoup, les brutalités policières dont le chien aurait été victime pourraient expliquer ce comportement, qui l’a érigé en véritable symbole de la contestation.

Les origines et l’histoire de Loukanikos demeurent floues, ce qui contribue à accroître son immense popularité. Une page Facebook dédiée à ce cabot incroyable rassemble aujourd’hui plus de 23 000 fans. « Il y a d'autres chiens errants dans les manifestations, mais seul Loukanikos participe vraiment », a rappelé Aris Messinis, photographe à Athènes, cité par l’AFP.

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Le 29/11/2011

Un chien “soldat”


navy-seal-1-thumb.pngPlus de 600 chiens de guerre interviennent quotidiennement aux côtés des troupes américaines engagées en Afghanistan.

Selon un responsable des Navy Seals, « Les chiens de guerre sont des armes radicales pour les traques dans des ruines ou des habitations (…) Ils représentent la meilleure combinaison entre odorat, endurance, vitesse, force, courage, intelligence et capacité à s’adapter à toutes les conditions climatiques… » Ça donnerait presque envie d’en avoir un à la maison. 
La version militaire actuelle coûte la bagatelle de 86 000 dollars…

Les chiens commandos sont généralement équipés de vestes de camouflage waterproof avec caméras infrarouges intégrées, qui permettent aux soldats connectés (et non au chien) de voir de jour comme de nuit, jusqu’à 900 mètres. Cet équipement permet également de communiquer avec l’animal pour lui donner des instructions

Selon Mike McConnery, à la tête de Baden K9, une société spécialisée dans l’élevage et l’entraînement de molosses pour l’armée américaine, seuls un berger belge malinois ou un berger hollandais pourraient, grâce à leurs caractéristiques, avoir intégré le corps d’élite qui a mené l’opération.

"Ce sont des chiens qui ont l’agilité d’un chat et une importante capacité de communication avec leur maître, même lors de périodes de stress intense", explique-t-il. "Ils sont totalement différents des animaux que vous pouvez voir dans des opérations policières", assure-t-il, ajoutant que dans la villa de Ben Laden, un chien aurait pu être utilisé "pour faire diversion ou comme chien-renifleur".

"Si vous me voyez arriver avec mon chien, vous pouvez lui tirer dessus ou me tirer dessus", explique Mike McConnery. 
"Si vous tirez sur mon chien,
 je vais vous tirer dessus. Si vous me tirez dessus, le chien
 vous aura".

Ce type de chien "est capable de distinguer très rapidement ceux qui sont des amis et ceux qui ne le sont pas", indique-t-il. "Ce sont bien plus que des créatures capables de courir après une balle, ce sont des soldats".

"A ce niveau-là (d’entraînement), ces chiens ne peuvent pas redevenir de simples animaux de compagnie", ajoute Mike McConnery. 
"Nous avons des chiens à la retraite qui reviennent vivre dans nos installations tandis que quelques-uns s’en vont faire partie de la famille de soldats. Mais on ne s’en débarrasse sous aucun prétexte".

Le sergent et maître-chien William Gaskins a jugé dans un entretien à la chaîne MSNBC que les 2.700 chiens employés par l’armée américaine étaient une composante clé des forces du pays.

"L’ouïe des chiens est un atout clé" dans ce type d’opérations, a-t-il mis en avant. Parfois, "le premier à entrer dans un bâtiment sera le chien", a-t-il expliqué.

Aux Etats-Unis, le meilleur ami de l’homme est employé par l’armée depuis la guerre de sécession (1861-1865) et son utilisation a fortement augmenté avec la guerre en Afghanistan, où les forces américaines l’utilisent pour repérer les engins explosifs, à l’origine de la grande majorité des décès parmi les soldats de l’Otan.

Les chiens "sont des héros méconnus, chaque jour ils sauvent la vie des soldats", juge Gerry Proctor, porte-parole à la base aérienne de Lackland au Texas (sud), où la plupart des chiens de l’armée sont entraînés.

chien-dcor-thumb.jpg

Le commando de 80 Navy Seals qui est intervenu pour maitriser Ben Laden, comptait au moins un chien de guerre dans ses rangs. Le genre de créature qui ferait passer un pitbull pour un animal de compagnie.

D’après des source : Afp

 

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Le 27/04/2011

Extrait du livre: Un homme parmi les loups 1

Découvrez un extrait du livre Un homme parmi les loups, un récit qui vous touchera peut-être plus que vous ne l’imaginez.

Shaun Ellis s’est pris de passion pour le loup, mais il prend soin de mettre en avant les similitudes de ce canidé avec son cousin le chien. Il consacre d’ailleurs une bonne partie de son récit au caractère du meilleur ami de l’homme. Pour lui, connaître le loup, c’est mieux comprendre notre chien :

« Comme les loups, les chiens manient un langage complexe, et un simple aboiement peut avoir une quantité de significations différentes et porter sur des kilomètres. Imaginez que vous possédez une maison avec un jardin, que le chien considère comme la limite de son territoire.

Si le chien se trouve dans la maison et qu’il entend quelqu’un approcher, il émettra d’abord un grognement grave, suivi d’un jappement unique, puis d’un autre grondement. Il vous indique ainsi qu’il y a quelqu’un dehors, mais à distance encore raisonnable, et donc qu’il n’y a pas de raison de paniquer.

Si la personne approche davantage, le chien vous fera une mise à jour de sa progression – trois aboiements, puis un long grondement. Si vous ne faites rien et que le visiteur s’engage dans l’allée et viole ainsi le territoire de votre chien, vous vous retrouverez avec une mitraillette à aboiements.

Mais si vous vous levez avant ce stade pour aller voir à la fenêtre ce qui se passe et que vous donnez un ordre au chien, il se détendra. Passer les six premiers mois de la vie de votre chien à lui enseigner tout cela pourra tout changer dans vos relations avec lui, et faire basculer votre vie à deux au paradis – ou en enfer.

Bien sûr, il arrive qu’on ne prenne pas un chien petit. On recueille plus de chiens dans les refuges qu’on n’en achète aux éleveurs, et, souvent, ils ont été maltraités. En consultant son dossier, on constate que l’animal a été enchaîné, battu et affamé et, pris par l’  émotion, on souhaite lui offrir un nouveau départ.

Mais dès qu’il fait pipi sur la moquette ou se montre un tant soit peu asocial, on change radicalement de point de vue. On l’impute à son passé et on le renvoie ainsi à la vie à laquelle il espérait plus que tout échapper. Les humains regardent toujours en arrière ; les chiens, tout comme les loups, vivent dans le présent. Un chien pensera : une nouvelle meute, de nouvelles règles, un nouveau chef – je suis heureux.

Et contrairement à l’adage « au chien qui mord il faut jeter des pierres », je crois pour ma part que l’on peut tout changer non pas par la violence, mais en retournant à la période de sa vie où il était le plus réceptif à l’éducation. »

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Le 27/04/2011

Extrait du livre: Un homme parmi les loups 2

Voici un extrait du livre Un homme parmi les loups, paru aux éditions JC Lattes. Il s’agit du récit de Shaun Ellis évoquant son quotidien en plein cœur de la forêt.

Cela fait déjà un moment que Shaun Ellis vit au sein d’une meute de loups sauvages, et il doit chaque jour, à chaque minute, savoir se faire respecter pour survivre et s’intégrer à ses nouveaux compagnons. Plusieurs fois, Shaun est passé à deux doigts de la mort…

« J’avais toujours aimé chez les loups l’importance accordée à la famille, mais ce n’est qu’à travers ma vie avec cette meute que j’ai pleinement compris la structure sociale, les différents rangs et les rôles définis au sein du groupe.

Je savais que l’un d’eux se montrait plus agressif, qu’un autre était écouté de tous, et il y avait aussi le guetteur, mais tout cela était un peu rudimentaire. J’ignorais quelle valeur j’avais à leurs yeux, mais il me semblait que cette meute attendait de moi que j’agisse auprès des petits et que je les informe au sujet de notre monde.

Avant de partir à la chasse, ils se montraient particulièrement curieux quant à mon mode de déplacement. Ils se servaient de moi comme d’un jouet. Ils observaient à quelle vitesse je pouvais courir, me faisaient trébucher en me mordant les chevilles par-derrière pour voir ce qui se passait, comme s’ils essayaient d’évaluer mes forces et mes faiblesses. Étant donné la distance qu’ils étaient capables de parcourir et les durées pendant lesquelles ils disparaissaient, j’imaginais aisément qu’ils avaient pu s’approcher du périmètre de fermes, de ranches, et même de villes.

Les humains empiétaient sur leur monde à une telle allure que les loups se retrouvaient sans cesse en danger de contact, et on aurait dit qu’ils voulaient nous déchiffrer, savoir comment nous réagirions à une rencontre avec eux – en un mot, si nous représentions une menace.

Un jour, alors que les louveteaux devaient avoir neuf semaines, leur mère et le grand mâle étaient partis chasser. Ils étaient absents depuis un jour ou deux et on ne savait pas quand ils réapparaîtraient. Comme toujours, le jeune mâle et moi avions la garde du secteur du terrier et, contrairement à ses habitudes, la jeune femelle faisait la ronde sur la crête, en bon guetteur.

Je ne me sentais pas très bien. Le temps avait changé avec l’arrivée du printemps, et au soleil il faisait très chaud. J’étais fiévreux, presque chancelant, avec la tête qui tournait et une soif effroyable. Je pense que mon corps se révoltait contre ce que je lui avais fait ingurgiter depuis deux ans.

Heureusement, le cours d’eau se trouvait à six cents mètres à peine, et j’avais fini par creuser un sentier, à force de m’y rendre toutes les heures.

C’était la fin de l’après-midi et je ressentis de nouveau un besoin irrésistible de boire. Je me mis donc debout et m’engageai sur le chemin habituel pour descendre dans la vallée. C’est à cet instant que le jeune mâle bondit de l’autre côté du terrier pour m’aplatir violemment au sol.

C’était un grand loup, puissant, et j’eus l’impression de me faire plaquer par trois joueurs de rugby à la fois. Je restai allongé là, en état de choc, le souffle coupé et incapable du moindre mouvement. Cela ne lui ressemblait pas du tout, mais je vis immédiatement que ce n’était pas un jeu.

Il se tenait au-dessus de moi, à gronder, babines retroussées, les yeux étincelants et les oreilles en arrière, les poils du cou hérissés, la queue relevée et les crocs menaçants. Même en pleine forme, je n’aurais pas tenté de discuter avec lui. »

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